Projets en cours

Projet – Hycar

 

Le projet Hycar est porté par Annaïg Mahé (Urfist de Paris) et Elsa Poupardin (Urfist de Strasbourg). Les autres chercheuses impliquées sont : Camille Prime-Claverie (Université Paris Nanterre), Evelyne Broudoux (Cnam), Mélodie Faury (Université de Strasbourg), Ingrid Mayeur (Université de Liège). Il a obtenu un financement du GIS Réseau Urfist de 14 000 euros en juin 2018.

 

L’objectif du projet est l’analyse des pratiques communicationnelles et de mise en visibilité des chercheurs en sciences humaines et sociales dans le nouvel écosystème numérique. Cette analyse se base en grande partie sur un corpus de données issues de la plateforme de carnets de recherche Hypothèses et mises à disposition par OpenEdition.

 

Travail sur les données : une première série d’analyses du corpus initial a permis de définir le périmètre adéquat de travail, ce qui a conduit à l’obtention d’un corpus plus large sur lequel des analyses et des écritures de scripts sont en cours. En parallèle, un « datathon » a été organisé en partenariat avec OpenEdition afin d’expérimenter des manipulations de données (https://lab.hypotheses.org/2311).

 

Evénements scientifiques, publications : entre décembre 2018 et mai 2019, quatre manifestations scientifiques ont été organisées, dont 3 séminaires et une journée d’étude en partenariat avec OpenEdition pour les 10 ans de la plateforme Hypothèses. Le projet s’est également doté d’un blog : https://metacarnet.hypotheses.org/

 

A venir : poursuite des analyses de données sur le nouveau corpus et publication d’un ouvrage collectif

 


 

Projet  – Enquête « Données de la Recherche »

 

Dans le contexte actuel d’ouverture des données de la recherche (DR) et afin de contribuer à éclairer les décisions et politiques de science et d’innovation, le projet vise à mieux connaître les pratiques, perceptions et incitations des chercheurs à partager leurs données. Il s’appuie sur une expérience antérieure d’enquête conduite à l’Université Rennes 2 par deux participants au projet GIS, et il comprend deux volets interdépendants:

  • une réflexion méthodologique approfondie à partir de l’expérience conduite à Rennes 2 ;
  • une extension de l’enquête rennaise dans deux directions : application à d’autres grandes universités française et/ou EPST d’une part, et prise en compte de l’ensemble des champs disciplinaires au delà de l’orientation SHS majoritairement représentée à Rennes 2, d’autre part.

 

Plus précisément les résultats attendus sont les suivants :
• Enquête sur les pratiques de DR des chercheurs au sein de plusieurs universités, notamment l’université de Nice et celle de Strasbourg, ou organismes, notamment l’INRA.
• Méthodologie générale d’enquête quantitative et qualitative sur les données de la recherche, avec élaboration d’un tronc commun aux SHS et aux STM.
• Référentiel de questions sur les pratiques informationnelles en DR
• Grille d’indicateurs pour mesurer l’évolution des pratiques des chercheurs

 

Membres du projet :
• Gabriel Gallezot (MCF, Urfist Méditerranée, TransitionS, Université Côte d’Azur)
• Marie-Laure Malingre (Conservateur, Urfist de Rennes, Université Rennes 2)
• Stéphanie Rodes-Rennes (Direction des Affaires Juridiques, INRA)
• Alexandre Serres (MCF, Université Rennes 2)
• Sandrine Wolff (MCF, Urfist de Strasbourg, BETA, Unistra)

 


 

Projet  – Brevets

 

Le brevet d’invention est une composante importante de l’Information scientifique et technique. Il est un ressort de l’innovation et côtoie, avec des caractéristiques propres, les articles de périodiques scientifiques. A ce titre c’est aussi un indicateur de R&D important utilisé dans de très nombreuses analyses économétriques et purement quantitatives de la science et de l’innovation. En tant que proxy de la capacité d’invention ou d’innovation il présente cependant un certain nombre de limites bien identifiées dans la littérature.

Le projet vise les demandes de dépôt de brevets français présents sur la base internationale Espacenet. Une analyse lexicographique par le biais d’outils tels qu’Iramuteq, Gargantext ou assimilés permettra de développer des indicateurs et variables qualitatives pour caractériser un brevet. Il s’agit de permettre d’évaluer des dimensions souvent négligées ou mal appréhendées par les approches utilisant des variables strictement quantitatives en terme de comptage de brevets : évaluer leur degré de nouveauté et/ou d’inventivité, caractériser les relations science-industrie qui les sous-tendent, prendre en compte les influences et filiations entre brevets, la nationalité des inventeurs ou des déposants, etc.

Plus précisément l’analyse textuelle comportera deux axes complémentaires:
a) la collecte et l’analyse d’éléments factuels portant sur : (i) l’aspect juridique de la brevetabilité, (ii) la caractérisation des inventeurs et demandeurs issus de l’industrie et de la recherche publique, (iii) la contextualisation au plan international des familles de brevets ayant une souche française ;
b) la conception et la mise en œuvre d’une méthodologie lexicométrique originale utilisant les citations.
La méthode et les indicateurs développés seront testés et appliqués à deux ensembles particuliers de brevets afin d’en identifier les spécificités : les brevets de souche française, d’une part, et les brevets co-déposés (co-inventés) par des (membres de) centres de recherche publique et par des (chercheurs et ingénieurs en) entreprises, d’autre part.

 

Membres du projet :
• Manuel Durand-Barthez (Conservateur, Urfist de Paris, Ecole nationale des Chartes)
• Hélène Skrzypniak (MCF, Urfist de Bordeaux, IRDAP, Université de Bordeaux)
• David Reymond (MCF, IMSIC, Université de Toulon)
• Sandrine Wolff (MCF, Urfist de Strasbourg, BETA, Unistra)

 


 

Projet  – Enquête IST

 

Il existe aujourd’hui une grande diversité d’enquêtes sur les pratiques en IST portant sur des objets variés (supports, disciplines ou champs de savoir, type de public, …). Les modalités d’investigation y sont souvent hétérogènes et s’appuient sur des approches méthodologiques qui restent spécifiques. De ce fait, malgré leur richesse, les résultats restent donc difficilement comparables et les acteurs de l’IST n’y trouvent pas toujours matière à déceler des besoins ou des tendances.

Le projet « Enquêtes sur les pratiques IST des chercheurs », engagé en 2018, a pour ambition de recenser les principales enquêtes menées en France et à l’étranger sur les pratiques IST des chercheurs afin d’en tirer divers enseignements.

Il s’inscrit dans le prolongement de réflexions et de travaux réalisés par les URFIST de Nice et de Rennes, et ce en cohérence avec les actions engagées au sein de BSN 9, en particulier un premier recueil mené dans le cadre de l’étude conduite par BSN9 et le cabinet MFdoc sur les formations à l’IST. Il a vocation à s’articuler avec d’autres projets, portés au sein du GIS (« Enquêter sur les pratiques des enseignants-chercheurs en matière de données de recherche : quelle méthodologie ? »), ou à l’extérieur (travaux qui seront issus de CoSO).

 

Il se structure autour de deux objectifs majeurs : d’une part réaliser un état des lieux et constituer un corpus des enquêtes menées sur les pratiques IST des chercheurs, en exploitant l’ensemble des documents qui peuvent y être associés ; d’autre part, sur la base des analyses qui seront menées sur ce corpus, faire des propositions de cadre conceptuel et méthodologique pour l’observation et l’étude des pratiques informationnelles des chercheurs, liées à l’IST.

 

Membres du projet :
– Marie-Laure Malingre, Conservateur des bibliothèques, Co-responsable de l’URFIST de Bretagne et Pays de la Loire
– Claire Denecker, Conservateur des bibliothèques et Co-responsable de l’URFIST de Lyon
– Gabriel Gallezot, Maître de conférences, Co-responsable de l’URFIST Méditerranée, Directeur du GIS
– Florence Thiault, Maître de conférences, Co-responsable de l’URFIST de Bretagne et Pays de la Loire (depuis septembre 2018)
– Annaïg Mahé, Maître de conférences, Co-responsable de l’URFIST de Paris (depuis septembre 2018)

A participé au projet jusqu’en août 2018 : Alexandre Serres, Maître de conférences, Co-responsable de l’URFIST de Bretagne et Pays de la Loire

 


 

Projet  – Pédagogie Ludique

 

Le Service Commun de la Documentation de l’Université de Guyane s’est lancé depuis 2015 dans une restructuration complète de son offre de formation à destination de ses étudiants de Master et de Doctorat. Misant sur une approche innovante de pédagogie active et ludique, le SCD a déjà créé sept jeux pédagogiques à destination de ces publics : : Super-Open Researcher, #Réseauxsociaux, Open Strategist, Fastoche Hal, Licences to kill, To be in the norms Révise tes bases ! Quatre d’entre eux ont été traduits en langue anglaise et diffusés à l’international: Licenses to kill VE, To be in the norms VE, Super Open-Researcher VE, Open Strategist VE.

 

Ce projet soutenu par le GIS URFIST consiste en la création de deux nouveaux jeux sérieux et d’une bande dessinée pédagogique :

  • Le jeu « Reste en veille ! » porte sur les différentes techniques de veille documentaire pouvant être mises en place dans une stratégie documentaire.
  • Le jeu « Dura Lex, Sed Lex » porte sur les principaux points juridiques liés au respect de la réglementation dans les domaines de la culture et de la science. Marie-Rose Borges (Maître de conférences HDR en droit privé, Université Clermont-Auvergne, IRPI (Paris II Panthéon-Assas) en est l’expert juridique.
  • Une bande-dessinée pédagogique d’environ 10 pages est en train d’être créée sur les questions bibliométriques à partir du cours dispensé par Annaïg Mahé lors de l’Open Access Week organisé à l’UG en 2019. Cette dernière en est également la responsable scientifique. (Cette partie du projet est finalisée et disponible ici : https://zenodo.org/record/3932024#.X38iFWhKi70 )

 

À l’issue de leur réalisation, ces trois produits ludiques seront librement et gratuitement mis à disposition de la communauté universitaire via leur dépôt sur la plateforme d’archivage pérenne Zenodo. L’achat d’exemplaires imprimés sera également possible.

 

Porteur de projet : Marie Latour, Directrice adjointe du SCD de l’Université de Guyane

Marie LATOUR, « Le choix des jeux sérieux à l’université de Guyane », Bulletin des bibliothèques de France (BBF), 8 décembre 2020.
En ligne : https://bbf.enssib.fr/matieres-a-penser/le-choix-des-jeux-serieux-a-l-universite-de-guyane_69790

 


 

Projet –  SPOC QUERO

 

Le SPOC QUERO – QUalité Editoriale Référencement et Outils est né d’une initiative de l’UT2J (Université Toulouse Jean-Jaurès) et a pour objectif de professionnaliser les porteurs de revues scientifiques en s’appuyant sur un dispositif pédagogique certifiant, innovant et ouvert en matière de qualité éditoriale. Il est développé dans le cadre de Repères, réseau de pépinières de revues scientifiques créé en décembre 2018 à l’initiative de l’université de Lyon 3 et de la MSH Dijon. Repères fédère des plateformes d’édition numérique en SHS et STM afin de sensibiliser aux enjeux de l’édition en accès ouvert : visibilité internationale, édition structurée multi-supports et interopérabilité.

 

Le SPOC vise à toucher des publics spécifiques pour faire évoluer les pratiques professionnelles et favoriser l’acquisition de compétences : presses universitaires, responsables de revues et équipes éditoriales (toutes disciplines), professionnels IST en appui, au niveau national et international dans l’espace francophone. Conçu pour donner lieu à une labellisation (au niveau de la revue), il doit favoriser l’indépendance et la pérennité technique des revues et aider à consolider les presses universitaires.

 

Le SPOC proposera un parcours pédagogique consacré aux bonnes pratiques en matière d’édition (périmètre des revues) : vocabulaire et acteurs de l’environnement de l’édition scientifique publique ouverte, cadre légal pour la création et diffusion d’une revue scientifique, standards internationaux de qualité éditoriale (DOAJ et Latindex), métadonnées et formats, systèmes de référencement, suivi éditorial et outils d’édition structurée. Hébergé sur une plateforme publique, le SPOC composé de modules (tests, évaluation) sera pleinement réutilisable par d’autres établissements et distribué sous licence CC BY-NC.

 

Animateurs équipe projet : Françoise Gouzi (UT2J, DAR, chargée d’IST, co-pilote du GT Revues UT2J) ; Armelle Thomas (MSH Dijon, uB/CNRS, chargée d’IST, co-pilote du réseau Repères) ; Jean-Luc de Ochandiano (Université Lyon 3, conservateur en chef des bibliothèques, co-pilote du réseau Repères) ; Bernard Pochet (responsable portail de la pépinière PoPuPs et responsable de l’appui à la recherche et l’enseignement pour l’ULiège Library – Belgique ; Cédric Peyronnet (ingénieur pédagogique, TICEA, Université Toulouse Capitole).

Equipe projet élargie : Amélie Barrio (URFIST Occitanie), Bruno Bastard (réalisateur, DTICE, Université Toulouse – Jean Jaurès), Claire Denecker (URFIST Lyon), Florence Thiault et Marie-Laure Malingre (URFIST Bretagne et Pays de la Loire), Marie-Françoise Brémond et Karien Bacher-Eyroi (SCD, UT1 Capitole), Edith Cannet (Presses Universitaires de Caen / MRSH – Pole Document Numérique, Université de Caen), Anaïs Paly et Florence Daniel (MSH Bretagne), Véronique Cohoner (MSH Nantes), Anabel Vazquez (CAK, EHESS/CNRS, Paris), Poupak Rafii Nejad (CNRS – UMR 8041 – CeRMI, Ivry), Daniel Battesti (MSH Dijon).

 


 

Projet – HAL/LO – Valorisation sur HAL de la production des laboratoires dans l’environnement de la science ouverte

 

Le projet est constitué autour de trois enjeux principaux, à savoir les stratégies de valorisation de la production scientifique des laboratoires de recherche, le développement de nouveaux modes d’évaluation de la production des laboratoires dans le cadre de la science ouverte, et la place des collections de laboratoires dans HAL. L’évolution des dispositifs de l’open access met généralement en avant les établissements et organismes (portails et archives institutionnels etc.) ; or, le projet HAL/LO s’intéresse aux unités sur le terrain, c’est-à-dire aux laboratoires, comme acteurs-clés de l’activité scientifique, porteurs de projets de recherche et objets de l’évaluation par le HCERES. Comment font-ils pour gérer et valoriser leurs productions scientifiques sur HAL ? Quel est l’intérêt et le potentiel de HAL pour les laboratoires ? L’étude sera menée à partir d’un échantillon représentatif de laboratoires de recherche (EA, UMR) dans les dix universités participant au programme des initiatives d’excellence (IDEX), sur l’ensemble des disciplines STM et SHS (avec des vacations de recherche). Les objectifs et résultats attendus sont :

  1. Cartographie des collections de laboratoires : types de documents, degré d’ouverture (part des dépôts avec plein texte), données de recherche ; par disciplines et établissements.
  2. Analyse stratégique (SWOT) du développement de ces collections : identification des facteurs favorables et des verrous dans les laboratoires et liés au contexte.
  3. Identification de stratégies institutionnelles pour la valorisation de la production scientifique des laboratoires, dans le contexte de la science ouverte.
  4. Scénarios du futur développement des collections sur HAL.
  5. En fonction des autorisations et accès, le projet analysera également l’usage des collections (consultations, téléchargements) et, à partir des métadonnées, l’internationalité des collections et les réseaux de collaboration.

 

Membres du projet

Université de Lille, GERiiCO : Stéphane Chaudiron, Amel Fraisse, Bernard Jacquemin, Eric Kergosien, Hélène Prost, Joachim Schöpfel (porteur du projet) ; Université Rennes 2, URFIST Bretagne Pays de La Loire : Marie-Laure Malingre, Florence Thiault ; CNRS, CCSD Christine Berthault

 


 

Projet – FLSO

 

Le projet FLSO (Formation doctorale labellisée à la Science Ouverte) a débuté en septembre 2019 et réunit déjà 18 acteurs (Urfist et Inist). Il a pour objectif de concevoir des modalités mixtes de formations à la Science Ouverte accompagnés de supports réutilisables par des formateurs et débouchant sur une attestation de compétences délivrée sous forme d’open badge (badge numérique) pour les doctorants.

 

Une première étape (mars- juillet 2020) consistera à faire réaliser un état des thématiques et formations sur la science ouverte au niveau national et international (ex. Foster) afin de contacter de nouveaux partenaires qui seront ensuite intégrés au projet.

 

Une deuxième phase (2020-2021) consistera à mettre en place un prototype de formation doctorale utilisable par les acteurs de l’ESR. Une troisième phase essaiera d’organiser et de tester des formes alternatives de validation des acquis avec les open-badges.

 

Porteurs :  Elsa Poupardin (Urfist de Strasbourg) , Mariannig Le Bechec (Urfist de Lyon)

Glossaire Science Ouverte – mars 2020

 


 

Projet –  Netconf

 

L’ objectif de ce projet est de caractériser l’ effet que les congrès peuvent avoir sur la dynamique des réseaux scientifiques et leur internationalisation.

Pour améliorer la compréhension de l’épaisseur sociale de l’activité scientifique, et du rôle des congrès dans les circulations de connaissance et les collaborations (construction de partenariats), nous proposons de comparer le cas de deux congrès relevant de deux disciplines : chimie et science politique. À partir d’un suivi longitudinal des trois dernières éditions de l’ISGC (Congrès de Chimie Verte se tenant à la Rochelle tous les deux ans) et du Congrès de l’AFSP (Congrès de Science Politique se tenant dans une ville française tous les deux ans), dont les dimensions sont à peu près similaires (700 participants), nous proposons de :

  1. collecter la liste des participants et d’étudier l’évolution de la distribution spatiale des participants (villes et pays d’appartenance) ;
  2. reconstituer les réseaux à partir des liens de coparticipation aux panels et de co-présentation ;
  3. collecter les publications des congressistes via des bases de données bibliographiques et archives ouvertes (WoS, HAL, Cairn et Persée) ;
  4. reconstituer les réseaux d’écriture et de citations entre participants

L’objectif majeur consistera à vérifier l’effet de la coprésence à un panel sur l’apparition d’un nouveau lien de co-écriture et/ou de citation entre participants, et/ou d’une communication commune à l’édition suivante du congrès. Un travail particulier sera fait pour documenter les verrous rencontrés lors de la récupération des informations qui sont de nature variées et plus ou moins ouvertes.

 

Porteurs : Bastien Bernela (CRIEF, Univ. Poitiers) Co-porteurs : Marion Maisonobe (Géographie-cités, CNRS, Paris) & François Briatte (European School of Political Sciences, Lille)


 

Projet – Outils de Formation au Traitement de l’Information Brevet – P2N

 

La base internationale de l’Office Européen des Brevets est une immense source informationnelle que nous comparons à une encyclopédie technologique. Elle est d’intérêt en intelligence économique, marketing, innovation, et l’ensemble des sciences de l’ingénieur et de la santé en général.

L’utilisation des brevets comme ressource informationnelle était jusqu’alors réservée aux possesseurs de programmes ou abonnements propriétaires dédiés et relativement coûteux qui sont conçus pour des analyses de propriété industrielle. Par construction, P2N est flexible et modulable. Son utilisation ouvre de nouveaux modes d’exploration singuliers (tableaux croisés dynamiques, cartographies et réseaux dynamiques), pour la description et l’analyse des contenus ou encore la création de cartes heuristiques.

P2N reste à ce jour un instrument spécialisé dans la recherche de « documentation brevets », difficile à prendre en main, qui demande à la fois une expérience en propriété intellectuelle ET une expérience dans les outils de traitement de données. Plusieurs heures de formation sont nécessaires (notamment pour des masters), plusieurs jours d’exploration indispensables pour fouiller et explorer des corpus brevet : une utilisation pour laquelle l’utilisateur devra mettre en œuvre différentes techniques de fouille de données textuelles.

L’objectif de ce projet est de consolider le développement de la suite logicielle et, tout en conservant son caractère open-source, d’ouvrir à la communauté son code et sa documentation. De nouvelles fonctionnalités viseront la génération de corpus utiles tant pour alimenter le contenu des formations aux outils des humanités numériques (exploration de graphes, fouilles de données textuelles) que pour les corpus de la recherche dans le domaine.

 

Porteur : David Reymond, université de Toulon (IMSIC)