Projets en cours

Projet  – APC  – Article Processing Charge

Le projet de recherche sur les APC portés par C. Boudry et M. Durand-Barthez (Urfist Paris) vise à mieux connaître les pratiques liées aux APC en France, en s’appuyant sur des données recueillies auprès de la communauté de recherche orléanaise.
Ses objectifs sont doubles : d’une part caractériser les articles produits par les chercheurs des établissements d’enseignement supérieur et de recherche orléanais sur l’année 2016 par rapport à l’Open Access (présence sur l’archive ouverte HAL, caractéristiques des revues dans lesquelles ont été publiés ces articles, APC qu’elles imposent théoriquement…), et d’autre part, comptabiliser les APC réellement payés par ces mêmes établissements. Le projet initié en octobre 2017, est, conformément au planning prévisionnel en cours d’achèvement. Il a fait l’objet d’une conférence à l’Observatoire des Sciences de l’Univers de la région Centre (OSUC-CNRS), à Orléans le 21 novembre 2017 à l’initiative des porteurs du projet, pour sensibiliser les chercheurs, les professionnels de l’IST et les gestionnaires de la communauté scientifique orléanaise, à l’impact des APC. Les principaux résultats de cette étude sont en cours de publication dans une revue internationale à comité de lecture.

Projet  – INC  – Identifiant Numérique Chercheurs

Les identifiants numériques chercheurs (INC) sont appelés à jouer un rôle prépondérant dans les opérations d’identification des travaux scientifiques, opérations aujourd’hui complexes et imparfaites. Le présent projet de recherche se propose de faire le point sur l’utilisation des identifiants numériques chercheurs par la communauté de recherche d’un établissement d’enseignement et de recherche français de taille moyenne (l’université de Caen), et d’évaluer l’investissement de ces chercheurs dans les 2 principaux réseaux sociaux académiques.
L’étude est actuellement en cours, avec la participation d’un stagiaire recruté et rémunéré grâce aux fonds affectés à ce projet par le GIS Urfist, afin d’aider à la collecte des données sur les différents sites porteurs des informations nécessaires à l’étude. Cette collecte des données devrait être terminée en mai/juin 2019, pour une analyse et un traitement qui devraient se prolonger jusqu’à la fin de l’année. A l’issue de ce travail, il est prévu la rédaction d’un article synthétisant les principaux résultats de l’étude début 2020, et sa soumission dans une revue internationale à comité de lecture.

Porteurs : Christophe Boudry, Manuel Durand-Barthez

Projet – Hycar

Le projet Hycar étudie les pratiques communicationnelles et de mise en visibilité des chercheurs en sciences humaines et sociales dans le nouvel écosystème scientifique numérique.
Les carnets de chercheurs d’Hypotheses.org permettent une première entrée sur les écrits non académique qui se multiplient sur le web. Il s’agira tout d’abord de comprendre comment les chercheurs s’approprient ces outils, comment ils les utilisent. L’objectif étant de réaliser une première typologie des carnets et de ceux qui les tiennent. Peut-on discerner différentes stratégies de publication ? Selon quels critères ? La fréquence, la taille des billets, le ton ou le vocabulaire utilisé permettent-ils de repérer de distinguer des comportements type ? Quel rapport à la pratique de recherche, à la publication et à la légitimité scientifique des différents types d’écrits de chercheur.e.s les carnets de recherche expriment-ils ? Quelles places pour la communication, la conversation, la valorisation, la vulgarisation et la réflexivité dans les pratiques de partage et de publication en ligne ?
Dans un second temps il paraît intéressant de voir comment ces carnets s’articulent aux autres formes de présence numérique (Archives ouvertes, réseaux sociaux, blogs de journaux) ? Peut-on distinguer des logiques de partage versus des logiques de communication ? Quelles (nouvelles) articulations entre construction du savoir et partage du savoir (en construction) ? Quels engagements et quels modèles de communication sont mobilisés par les chercheur.e.s ?
Pour plus d’information et la liste de séminaires et des publications https://metacarnet.hypotheses.org/

Membres du projet :

  • Evelyne Broudoux (CNAM),
  • Mélodie Faury (Université de Strasbourg),
  • Annaïg Mahé (Ecole nationale des chartes),
  • Elsa Poupardin (Université de Strasbourg),
  • Camille Prime-Claverie (Université Paris-Nanterre)

Projet  – Enquête « Données de la Recherche »

Dans le contexte actuel d’ouverture des données de la recherche (DR) et afin de contribuer à éclairer les décisions et politiques de science et d’innovation, le projet vise à mieux connaître les pratiques, perceptions et incitations des chercheurs à partager leurs données. Il s’appuie sur une expérience antérieure d’enquête conduite à l’Université Rennes 2 par deux participants au projet GIS, et il comprend deux volets interdépendants:
– une réflexion méthodologique approfondie à partir de l’expérience conduite à Rennes 2 ;
– une extension de l’enquête rennaise dans deux directions : application à d’autres grandes universités française et/ou EPST d’une part, et prise en compte de l’ensemble des champs disciplinaires au delà de l’orientation SHS majoritairement représentée à Rennes 2, d’autre part.

Plus précisément les résultats attendus sont les suivants :
• Enquête sur les pratiques de DR des chercheurs au sein de plusieurs universités, notamment l’université de Nice et celle de Strasbourg, ou organismes, notamment l’INRA.
• Méthodologie générale d’enquête quantitative et qualitative sur les données de la recherche, avec élaboration d’un tronc commun aux SHS et aux STM.
• Référentiel de questions sur les pratiques informationnelles en DR
• Grille d’indicateurs pour mesurer l’évolution des pratiques des chercheurs

Membres du projet :
• Gabriel Gallezot (MCF, Urfist Méditerranée, TransitionS, Université Côte d’Azur)
• Marie-Laure Malingre (Conservateur, Urfist de Rennes, Université Rennes 2)
• Stéphanie Rodes-Rennes (Direction des Affaires Juridiques, INRA)
• Alexandre Serres (MCF, Université Rennes 2)
• Sandrine Wolff (MCF, Urfist de Strasbourg, BETA, Unistra)

Projet  – Brevets

Le brevet d’invention est une composante importante de l’Information scientifique et technique. Il est un ressort de l’innovation et côtoie, avec des caractéristiques propres, les articles de périodiques scientifiques. A ce titre c’est aussi un indicateur de R&D important utilisé dans de très nombreuses analyses économétriques et purement quantitatives de la science et de l’innovation. En tant que proxy de la capacité d’invention ou d’innovation il présente cependant un certain nombre de limites bien identifiées dans la littérature.
Le projet vise les demandes de dépôt de brevets français présents sur la base internationale Espacenet. Une analyse lexicographique par le biais d’outils tels qu’Iramuteq, Gargantext ou assimilés permettra de développer des indicateurs et variables qualitatives pour caractériser un brevet. Il s’agit de permettre d’évaluer des dimensions souvent négligées ou mal appréhendées par les approches utilisant des variables strictement quantitatives en terme de comptage de brevets : évaluer leur degré de nouveauté et/ou d’inventivité, caractériser les relations science-industrie qui les sous-tendent, prendre en compte les influences et filiations entre brevets, la nationalité des inventeurs ou des déposants, etc.
Plus précisément l’analyse textuelle comportera deux axes complémentaires:
a) la collecte et l’analyse d’éléments factuels portant sur : (i) l’aspect juridique de la brevetabilité, (ii) la caractérisation des inventeurs et demandeurs issus de l’industrie et de la recherche publique, (iii) la contextualisation au plan international des familles de brevets ayant une souche française ;
b) la conception et la mise en œuvre d’une méthodologie lexicométrique originale utilisant les citations.
La méthode et les indicateurs développés seront testés et appliqués à deux ensembles particuliers de brevets afin d’en identifier les spécificités : les brevets de souche française, d’une part, et les brevets co-déposés (co-inventés) par des (membres de) centres de recherche publique et par des (chercheurs et ingénieurs en) entreprises, d’autre part.

Membres du projet :
• Manuel Durand-Barthez (Conservateur, Urfist de Paris, Ecole nationale des Chartes)
• Hélène Skrzypniak (MCF, Urfist de Bordeaux, IRDAP, Université de Bordeaux)
• David Reymond (MCF, IMSIC, Université de Toulon)
• Sandrine Wolff (MCF, Urfist de Strasbourg, BETA, Unistra)

Projet  – Enquête IST

Il existe aujourd’hui une grande diversité d’enquêtes sur les pratiques en IST portant sur des objets variés (supports, disciplines ou champs de savoir, type de public, …). Les modalités d’investigation y sont souvent hétérogènes et s’appuient sur des approches méthodologiques qui restent spécifiques. De ce fait, malgré leur richesse, les résultats restent donc difficilement comparables et les acteurs de l’IST n’y trouvent pas toujours matière à déceler des besoins ou des tendances.
Le projet « Enquêtes sur les pratiques IST des chercheurs », engagé en 2018, a pour ambition de recenser les principales enquêtes menées en France et à l’étranger sur les pratiques IST des chercheurs afin d’en tirer divers enseignements.
Il s’inscrit dans le prolongement de réflexions et de travaux réalisés par les URFIST de Nice et de Rennes, et ce en cohérence avec les actions engagées au sein de BSN 9, en particulier un premier recueil mené dans le cadre de l’étude conduite par BSN9 et le cabinet MFdoc sur les formations à l’IST. Il a vocation à s’articuler avec d’autres projets, portés au sein du GIS (« Enquêter sur les pratiques des enseignants-chercheurs en matière de données de recherche : quelle méthodologie ? »), ou à l’extérieur (travaux qui seront issus de CoSO).

Il se structure autour de deux objectifs majeurs : d’une part réaliser un état des lieux et constituer un corpus des enquêtes menées sur les pratiques IST des chercheurs, en exploitant l’ensemble des documents qui peuvent y être associés ; d’autre part, sur la base des analyses qui seront menées sur ce corpus, faire des propositions de cadre conceptuel et méthodologique pour l’observation et l’étude des pratiques informationnelles des chercheurs, liées à l’IST.

Membres du projet :
– Marie-Laure Malingre, Conservateur des bibliothèques, Co-responsable de l’URFIST de Bretagne et Pays de la Loire
– Claire Denecker, Conservateur des bibliothèques et Co-responsable de l’URFIST de Lyon
– Gabriel Gallezot, Maître de conférences, Co-responsable de l’URFIST Méditerranée, Directeur du GIS
– Florence Thiault, Maître de conférences, Co-responsable de l’URFIST de Bretagne et Pays de la Loire (depuis septembre 2018)
– Annaïg Mahé, Maître de conférences, Co-responsable de l’URFIST de Paris (depuis septembre 2018)

A participé au projet jusqu’en août 2018 : Alexandre Serres, Maître de conférences, Co-responsable de l’URFIST de Bretagne et Pays de la Loire